jeudi 6 septembre 2012

Gestion des ordures menagères au Togo ( Afrique de l'ouest)



Lomé, la capitale du Togo s’est dotée d’un cadre de concertation et de dialogue permanent pour la recherche de solution à l’amélioration des services de base fournis aux populations, dans un cadre de partenariat multi acteurs situant l’institution municipale dans une nouvelle approche de gouvernance.
L’une des préoccupations majeures, depuis plus d’une décennie pour l’ensemble des acteurs qui œuvrent pour le développement de la ville de Lomé, porte sur le service urbain de gestion des ordures ménagères . La ville est en pleine croissance au plan spatial et démographique, avec une population de près de 1 000 000 d’habitants sur une aire communale estimée à 333 Km2. Elle se trouve largement dépassée en tenant compte de la réalité de ces extensions périurbaine. En entendant de nouvelles délimitations, 69 sur 93 se retrouvent dans le territoire communal. La population totale est estimée à 1 400 000 habitants.
L’institution communale, première gestionnaire, de part ses compétences décentralisée, de ses espaces subdivisés en cinq arrondissement a directement la charge des services urbains essentiels aux populations aux différents échelons de base que sont les quartiers dont les besoins sont multiformes et inhérents aux conditions humaines et socio-économique urbaines.
La dégradation de l’environnement de Lomé par des déchets produits à conduit les autorités municipales restructurer la filière de gestion des ordures ménagères depuis 2008. Cette réorganisation est pilotée par la municipalité de Lomé avec l’appui de l’Agence Française de Développement, sous l’impulsion de projet Environnement Urbain de Lomé PEUL : Professionnalisation des acteurs, construction des équipements de transport et de stockage des déchets solides, recouvrement des coûts sur le principe du pollueur-payeur.
Les dysfonctionnements et les difficultés qui plombent encore le cadre des innovations et les nouvelles stratégies mises en œuvrent sont à l’origine de nombreux d’ordre financier, technique et social et environnemental. La gestion reste déficiente et se trouve confrontée aux résistances des acteurs informels à opérer les mutations envisagées .L’approche partenariale en vue d’une mutualisation des ressources et la création d’une véritable synergies s’avère importantes. Il y a lieu d’améliorer le taux de couverture de la ville de Lomé par des stratégies habilitantes et efficaces pour la réalisation d’une vision globale et partagée sur la ville de Lomé :une ville citoyenne ,saine et agréable, rayonnante et sa propreté.
Renforcer le cadre institutionnel, créer un cadre propice aux opérateurs, mettre en place des mécanismes de financement durable sont les principaux objectifs à atteindre. Les responsabilités des parties (Etat, Commune, Usagers, Opérateurs) sont à clarifier sur des critères de convergences et de résultat selon une approche citoyenne et de développement durable.
Une trentaine d’opérateurs est en service à Lomé sur la base d’un contrat municipal. Certaines associations assurent la pré-collecte dans plusieurs quartiers d’un même arrondissement ou de plusieurs arrondissements. Il arrive que plusieurs associations ou ONG soient actives dans un même quartier.
Ces organisations font une pré-collecte porte à porte du lieu de production des ordures vers les dépotoirs intermédiaires ou du porte à porte du lieu de production vers la décharge finale.
L’équipement de ces structures est des plus modestes. En effet, le matériel utilisé pour la pré-collecte est la charrette à traction humaine ou charrette tirée à bras d’homme et/ou le tracteur-remorque. Les charrettes sont tractées par deux ou trois personnes. Quant aux tracteurs, ils tirent des remorques en utilisant 3 à 4 agents, le conducteur du tracteur non compris. L’engin le plus utilisé par les associations de pré collecte des ordures ménagères est la charrette à traction humaine. On les rencontre partout dans la ville de Lomé.
Contrairement aux entreprises privées chargées de l’enlèvement des ordures des dépotoirs intermédiaires vers la décharge finale, ces associations ne disposent pas d’engins lourds pour le travail effectué. Mais les associations de pré collecte constituent un maillon essentiel dans la chaîne d’enlèvement des ordures ménagère .jusqu’alors le travail de la pré collecte d’ordure ménagère est assuré avec des moyens rudimentaires. Le secteur de la pré collecte d’ordure ménagère n’est pas efficace à cause des rudiments du matériel
Lomé, c’est en moyenne 700 tonne d’ordures ménagères à gérer par jour, tel est le défi pour une santé urbaine et un environnement sain pour tous.
C’est dans le but de redonner à la ville de Lomé, sa renommée d’autrefois, « la Suisse de l’Afrique » que je publie cet article pour appeler les ONG, les Partenaires Techniques et Financiers du Togo, les pouvoirs publics et les collectivités locales à se mobilser pour redonner vie à la ville de Lomé sans oublier l’impact immédiat sur la vie dans les ménages. 

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